La Charte de développement du Pays du Libournais a repéré le tourisme en tant que stratégie porteuse d’avenir, en ce qu’il contribue à valoriser des potentiels sous-exploités du territoire, à créer des emplois, et en définitive, à promouvoir le développement socio-économique local dans son ensemble.
En effet, le tourisme en Libournais doit permettre de satisfaire la demande d’espaces ouverts à la pratique d’une large gamme d’activités ludiques, sportives et de loisirs culturels. Il répond à un intérêt croissant pour la patrimoine naturel et la culture rurale, de la part d’un public citadin. La culture de la vigne est en ce point emblématique, en ce sens où l’oenotourisme suscite par exemple un attrait touristique qui ne se dément pas. Ce type de tourisme prend la forme de visites d’exploitations, d’explications sur les méthodes culturales, les marchés, de dégustations ou de participation à certains travaux.
Les acteurs locaux ont pris conscience des possibilités qu’offre le tourisme en Libournais, en raison de son effet multiplicateur, qu’il s’agisse de produire des revenus complémentaires, de susciter des synergies, ou d’entraîner une demande d’infrastructures et de services d’appui aux acteurs locaux, dans l’intérêt conjugué de la population locale et des visiteurs. Les dépenses d’hébergement s’accompagnent d’autres achats sur la zone, deux ou trois fois plus importants, essentiels pour le maintien et le développement du commerce et de l’artisanat.
La mise en oeuvre d’une politique touristique dynamique nécessite au préalable une organisation et une structuration sans faille de ces missions. Le Schéma Local d’Organisation Touristique (SLOT), et par extention la Convention d’Organisation Touristique Territoriale (COTT) posent, tous deux, les jalons de ce nouveau dessein. Par ailleurs, un rééquilibrage spatial du développement touristique est à rechercher, en s’appuyant sur des espaces nouveaux à investir. Le potentiel touristique du Libournais, et plus particulièrement le potentiel que constituent les vignobles, les rivières et leurs vallées, est en effet encore largement à exploiter. Ces espaces présentent pourtant des atouts précisément identifiés. De nouvelles méthodes de valorisation sont explorées, à l’image du développement initié à travers la mise en oeuvre d’un contrat de rivière, le long de la Dordogne.
